CPAM et sa fresque classée démolie pour faire 172 logements de FRANCE-PIERRE !....

Publié le par laforcevigneusienne

Vigneux-sur-Seine : la cour d’appel de Paris autorise la démolition de la Sécu bâtie par Chemetov

>Île-de-France & Oise>Essonne>Vigneux-sur-Seine|Nicolas Goinard|10 février 2017, 20h30|1

http://s1.lprs1.fr/images/2017/02/10/6671799_a5c5dee0-ef98-11e6-81a4-834a6f678fa0-1_1000x625.jpgVigneux-sur-Seine, ce vendredi matin. La CPAM dessinée par l’urbaniste Paul Chemetov peut désormais être détruite. LP/N.G.

Nicolas Goinard

Vigneux-sur-SeinedémolitionChemetovCPAM

Le bâtiment terne et disgracieux borde l’avenue Henri-Barbusse à Vigneux-sur-Seine. La seule note de couleur provient de la fresque murale de céramique de l’artiste Paul Foujino. Ce lieu abritant la caisse primaire d’assurance maladie de l’Essonne (CPAM) est amené à disparaître dans le courant des prochains mois suite à une décision rendue récemment par la cour d’appel de Paris. L’épilogue au bulldozer d’un bras de fer débuté il y a un an et demi entre Paul Chemetov, urbaniste réputé, et le promoteur France Pierre accompagné de la mairie de Vigneux-sur-Seine. Cette dernière avait signé un permis de démolition le 18 juin 2015. Au delà de la CPAM, c’est tout l’ensemble « des briques rouges » conçu par l’urbaniste et les bâtiments voisins qui seront impactés par le projet de construction de 172 logements porté par le promoteur France Pierre 2.

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La fresque de l’artiste Paul Foujino apporte une touche de couleur. LP/N.G.

L’architecte, qui demandait à ce que le bâtiment qu’il avait imaginé ne soit pas détruit, a donc été débouté. « Il était possible de construire tout en gardant ce bâtiment, assure Paul Chemetov. La CPAM est inscrite à l’inventaire du patrimoine culturel de l’Île de France et est en parfait état. » Mais pour la mairie de Vigneux-sur-Seine, « cela avait mal vieilli ».

Dans son arrêt, la cour d’appel de Paris justifie sa décision par le fait que le centre de sécurité sociale a été édifié en 1971 et que « la démolition envisagée intervient dans un délai suffisant après sa construction pour que le public ait pu accéder à l’oeuvre ». Une petite phrase qui a fait tousser l’urbaniste, comparant son travail à celui d’artistes dont on détruirait les oeuvres parce que le public a eu le temps de les admirer.

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A cet endroit doit sortir de terre la Villa Montesquieu et ses 172 logements. LP/N.G.

Le jugement revient également sur un rapport d’experts faisant état de désordres dans la structure du bâtiment, notamment « des problèmes d’isolation thermique et acoustique et d’accessibilité aux personnes handicapées, et est en outre amianté (...) le bâtiment n’est manifestement pas utilisable en l’état ». Face à la CPAM, des panneaux annoncent déjà la vente d’appartements du studio au F4 dans ce qui sera appelé la Villa Montesquieu.

leparisien.fr

Publié dans Justice

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